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310 000 candidats pour seulement 190.000 places

 

Les étudiants exclus du master poursuivaient, hier, leur 3e jour de contestation au niveau de plusieurs universités du pays, et ce après la mise en ligne des résultats de l’opération d’inscription des candidats souhaitant passer en deuxième cycle (master) via la plateforme numérique mise en place par le ministère de l’Enseignement supérieur.Visiblement très remontés, suite à de nombreuses tentatives qui auront été vaines, plusieurs étudiants ont osé mettre en doute l’efficacité du site «Progres», un site, estiment-il, qui «n’a pas été à la hauteur des attentes».
«C’est la source des refus en masse de nos dossiers. On a été surpris, de nombreux camarades de promo et moi-même, de voir que nos noms ne figuraient pas dans la liste des étudiants admis, alors que nous avons de très bonnes notes. C’est à n’y rien comprendre», a déclaré Abderrahmane, rencontré au sein de l’université d’Alger Benyoucef-Benkhedda.
Réclamant le droit au «master pour tous», ces jeunes ont affirmé qu’avec une simple licence, leurs chances de décrocher un emploi sont réduites. «On a adressé une lettre au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans laquelle nous le sollicitons de bien vouloir étudier la possibilité de généraliser l’accès au master pour tous les étudiants», nous ont-il confié.
De son côté, le ministère de tutelle affirme, via un communiqué, avoir pris en charge, «très rapidement», les préoccupations des étudiants, sommant, à cet effet, les recteurs et doyens des différents établissements universitaires et des facultés du pays de mettre en place des bureaux spéciaux, à l’effet de recevoir et d’examiner, dans les plus brefs délais, les recours des candidats exclus du master.
Le ministère a porté à la connaissance de l’ensemble des candidats au master, au titre de l’année 2018-2019, que «tout recours relatif à la suite réservée à leur demande est du ressort exclusif de l’établissement concerné».
Pour leur part, plusieurs recteurs ont affirmé aux médias que toutes les demandes ont été étudiées, d’une façon «très détaillée», et passées au peigne fin, soulignant que «la plupart des candidats ne remplissaient pas les critères requis». Et que l’autre majorité des problèmes émanait des étudiants eux-mêmes, qui n’ont pas su remplir correctement les renseignements les concernant sur le site web.
Notons que les conditions d’admission au master ont été définies au préalable, par le ministère de l’Enseignement supérieur, à savoir : l’acquisition impérative d’un certain nombre de points, soit deux par module. Sur la base de ce critère, tout étudiant n’ayant pas réussi à avoir la totalité de la moyenne requise sera systématiquement exclu.
De leur côté, les candidats au master, au titre de l’année 2018-2019, ayant reçu plusieurs avis favorables quant à leurs vœux exprimés (2, 3 ou 4), ont été tenus de procéder à la validation de l’un d’entre eux, samedi dernier.
Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, avait déclaré récemment, au cours de son intervention devant les membres du Parlement, que plus de 310.000 candidatures au master ont été enregistrées depuis l’ouverture de la plate-forme numérique, sachant que le nombre de places pédagogiques disponibles au titre de cette année universitaire était de 190.000 places.
Le nombre de places pédagogiques a été défini dans chaque établissement, il faut le dire, au mois de mai dernier, par les équipes pédagogiques de différentes spécialités, en fonction des capacités d’accueil et d’encadrement de chacune d’elle.
Il y a de rappeler que cette plate-forme numérique réservée aux étudiants désireux de s’inscrire au master avait été ouverte entre le 28 juin et le 30 juillet, puis entre les 7 et 15 septembre, pour permettre à ceux n’ayant pas encore reçu leur attestation de succès de déposer leur demande de candidature.

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