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La vérité historique permet de remonter les tragédies

 

La vérité historique permet de remonter les tragédies, a indiqué hier mercredi la maire de Paris, Anne Hidalgo, estimant que l’histoire et la mémoire “nous aident aussi à grandir et à regarder l’avenir”.

“L’Algérie est un pays frère avec lequel nous avons une part d’histoire, une part tragique, et la vérité historique permet de remonter tout cela”, a déclaré à la presse la maire de Paris, à l’issue du recueillement à la mémoire des victimes algériennes du massacre du 17 octobre 1961.

Pour Anne Hidalgo, ce moment de recueillement est “très important pour nous”. “Il est très important, bien sûr pour l’Algérie, mais aussi pour l’histoire de Paris qui se souvient aussi du combat de ces militants pacifistes qui s’est achevé tragiquement. On le sait, l’histoire et la mémoire nous aident aussi à grandir et à regarder l’avenir”, a-t-elle ajouté.

Au sujet de la stèle qui devra remplacer la plaque actuelle commémorative, Anne Hidalgo a indiqué qu’elle y travaille avec l’ambassadeur d’Algérie Abdelkader Mesdoua.

“C’est vrai dès son arrivée à Paris, il m’a tout de suite posé la question de donner à ce lieu encore plus de solennité. Nous avons travaillé ensemble sur l’idée d’une stèle qui reprendra ce qui est écrit sur la plaque existante, mais qui nous permettra d’avoir ce moment de recueillement, de mémoire, très important pour nous”, attestant que les mentalités, en France, “ont beaucoup évolué” sur la question mémorielle.

“Il faut dire que les mentalités ont évolué, aujourd’hui personne ne remet en cause la stèle commémorative. Je n’ai reçu aucune opposition sur l’idée d’améliorer, d’aménager ce lieu de commémoration pour qu’il soit un lieu de recueillement encore plus solennel”.

Sur les relations entre les deux pays, la maire de Paris a affirmé qu’il y a aujourd’hui en France, et à Paris, une communauté algérienne ou d’origine algérienne “très présente et très active dans la cité qui a permis de faire en sorte que les relations entre les deux pays soient des relations fécondes et constructives”.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie a indiqué qu’en présence de la maire de Paris, ce recueillement est “pour nous un moment pour avancer ensemble et pour se rappeler ce qu’a été le sacrifice de la communauté algérienne pour l’indépendance de leur pays”.

“La présence aujourd’hui de tant de responsables (français), dont celle de madame la maire, demande s’il en n’était pas besoin de cette solidité dans ces liens, dans leur raffermissement”, a-t-il dit, annonçant qu’il y aura, ce mercredi, une trentaine de rassemblements pour la commémoration de ces événements tragiques que l’ambassade et les postes consulaires en France vont accompagner.

“Ce sera un moment de recueillement un peu partout en Ile-de-France. C’est une part de reconnaissance de qui a été fait et je crois que nous ne pouvons avancer qu’en reconnaissant ce qui a été fait, cette part commune dans l’histoire de nos deux pays”, a-t-il conclu.

La cérémonie de recueillement, devant la plaque commémorative de ce tragique événement, s’est déroulée, rappelle-t-on, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de témoins et moudjahidine, de personnalités politiques, des élus, du recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubekeur.

Durant la cérémonie, à laquelle a participé un groupe d’élèves de l’Ecole internationale algérienne de Paris, l’ambassadeur et la maire de Paris ont déposé des gerbes de fleurs, avant d’observer une minute de silence.

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