{"id":53554,"date":"2018-12-25T21:58:33","date_gmt":"2018-12-25T20:58:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.elhayatalarabiya.net\/fr\/?p=1176"},"modified":"2018-12-25T21:58:33","modified_gmt":"2018-12-25T20:58:33","slug":"13e-festival-national-du-theatre-professionnel-le-spectacle-rabie-ennissae-presente-a-alger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.elhayatalarabiya.net\/ar\/13e-festival-national-du-theatre-professionnel-le-spectacle-rabie-ennissae-presente-a-alger\/","title":{"rendered":"13e Festival national du th\u00e9\u00e2tre professionnel &#8211;  Le spectacle &#8220;Rabie En\u2018Nissae&#8221; pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Alger"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre &#8220;Rabie En \u2018Nissae&#8221; (Le printemps de femmes), un hymne \u00e0 la r\u00e9silience de la femme, aux traits saillants et aux accents d\u00e9chirants, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e dimanche soir \u00e0 Alger, dans le cadre du 13e Festival national du th\u00e9\u00e2tre professionnel (Fntp), ouvert samedi. Accueilli au Th\u00e9\u00e2tre national Mahieddine-Bachtarzi, le spectacle, \u00e9crit et mis en sc\u00e8ne par le duo Moulay Meliani et Mohamed Mourad, a d\u00e9but\u00e9 par une sc\u00e8ne d\u2019exposition mystique, entre &#8220;Adem&#8221; et &#8220;Hawae&#8221;, sugg\u00e9rant ainsi, le moment o\u00f9 tout a commenc\u00e9 entre l\u2019homme et la femme. Dans un d\u00e9cor sombre, Michou, unique com\u00e9dienne dans ce spectacle de 80 mn, toute de blanc v\u00eatue, interpr\u00e8te son propre r\u00f4le, celui de la femme qui commence alors, \u00e0 faire face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9 que lui oppose l\u2019homme, qui a tent\u00e9 d\u2019imposer sa supr\u00e9matie, d\u00e8s les premiers instants de son existence. La gen\u00e8se des rapports, entre les premiers repr\u00e9sentants de la race humaine est alors enclench\u00e9e pour passer en revue les grands moments de l\u2019histoire qui ont permis \u00e0 la femme de s\u2019affranchir des jougs des convenances que l\u2019homme a instaur\u00e9s. Chaque relation construite par Hawae utilisant la s\u00e9duction, arme redoutable contre l\u2019homme-pr\u00e9dateur, s\u2019av\u00e9rait fragile et sans fondement solide, car les diff\u00e9rents pr\u00e9tendants qui la sollicitaient \u00e9taient dans le stratag\u00e8me et le calcul, Hawae va alors les chasser un par un pour que l\u2019histoire recommence \u00e0 nouveau. Les com\u00e9diens, Nabil Rahmani, Redouane Boukechabia, Abderrahmane Djemmoua\u00ef et Mohamed Cherif Oudini, ont interpr\u00e9t\u00e9 des personnages physiques \u00e0 l\u2019instar du religieux, du narrateur, de l\u2019ivrogne et des diff\u00e9rents pr\u00e9tendants, et d\u2019autres impersonnels et abstraits, telles les voix internes de la femme qui ont aid\u00e9 le spectateur \u00e0 anticiper sur les \u00e9v\u00e8nements. Dans une sc\u00e9nographie fonctionnelle, minimaliste mais judicieuse, \u0153uvre d\u2019El Boukhari Hebbal, de grandes caisses de couleurs sombres, que les com\u00e9diens pouvaient d\u00e9placer facilement, \u00e9taient dispos\u00e9es \u00e0 l\u2019arri\u00e8re sc\u00e8ne et sur les c\u00f4t\u00e9s, formant des estrades utilis\u00e9es pour incarner le temps, les discours de gloir, etc. La bande musicale sign\u00e9e Mohamed Zami, faite de pi\u00e8ces illustratives d\u2019une grande synchronisation avec les mouvements et gestes des com\u00e9diens, alors que d\u2019autres ont bien couvert les diff\u00e9rentes situations li\u00e9es \u00e0 la trame, a \u00e9t\u00e9 concluante, cr\u00e9ant les atmosph\u00e8res n\u00e9cessaires \u00e0 chaque tableau. Le spectacle, o\u00f9 le rep\u00e8re spatio-temporel \u00e9tait ouvert sur &#8220;le temps&#8221; et &#8220;nulle part&#8221;, a mis la barre tr\u00e8s haut -sur le plan conceptuel- aux com\u00e9diens, qui ont su occuper de mani\u00e8re intelligente, tous les espaces de la sc\u00e8ne et porter la densit\u00e9 du texte, entretenant des \u00e9changes intenses, au rythme ascendant et soutenu. Con\u00e7us au second degr\u00e9, l\u2019intrigue et le d\u00e9nouement \u00e9tant motiv\u00e9s par la d\u00e9sinvolture de la seule femme et son droit \u00e0 l\u2019\u00e9mancipation, la talentueuse Michou, v\u00e9ritable centre de &#8220;Rabie En\u2019Nissae&#8221;, a r\u00e9alis\u00e9 une grande performance en assument enti\u00e8rement le spectacle sans quitter la sc\u00e8ne la moindre fois. Le nombreux public pr\u00e9sent au spectacle a longtemps applaudi les com\u00e9diens qui, de l\u2019avis d\u2019un spectateur, se sont &#8220;surpass\u00e9s dans ce bel hymne \u00e0 la femme&#8221;. Le 13e Fntp se poursuit jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre avec dix-sept spectacles (apr\u00e8s l\u2019annulation de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre &#8220;El mina&#8221; mise en sc\u00e8ne par Chawki Bouzid, sur un texte de Rochdi Redouane), inscrits en comp\u00e9tition au Tna, et huit autres en off, programm\u00e9s au Th\u00e9\u00e2tre municipal d\u2019Alger-Centre. En marge de la comp\u00e9tition, des conf\u00e9rences, des masters-class et des spectacles de rue, sont \u00e9galement pr\u00e9vus durant le 13e Fntp.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre &#8220;Rabie En \u2018Nissae&#8221; (Le printemps de femmes), un hymne \u00e0 la r\u00e9silience de la femme, aux traits saillants et aux accents d\u00e9chirants, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e dimanche soir \u00e0 Alger, dans le cadre du 13e Festival national du th\u00e9\u00e2tre professionnel (Fntp), ouvert samedi. 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