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Le dialogue national, « option privilégiée » de règlement de la crise politique

Le président du parti « Talaie El Hourriyet », Ali Benflis, a affirmé mardi que le dialogue national reste « l’option privilégiée et la voie obligée » de règlement de la crise politique que connait l’Algérie, plaidant pour la levée des « facteurs de blocage » qui empêchent son enclenchement.

« Personne ne doute que le dialogue national est l’option privilégiée et la voie obligée de règlement de la crise. Personne ne doute qu’à l’étape des surenchères et des demandes dont la réalisation exige du temps, doit succéder l’étape des concessions et des compromis dans l’intérêt vital du pays qu’il importe d’élever au-dessus de tous les autres intérêts quels qu’ils soient », a-t-il écrit dans une contribution publiée par le quotidien El-Watan.

L’ancien chef de gouvernement a souligné, à ce titre, la nécessité de se donner « toutes les chances de succès » et de lancer ce dialogue sur « des bases solides » qui ne seront disponibles, selon lui, qu’avec « un traitement transparent et déterminé de quatre grandes problématiques ».

Il s’agit, a-t-il poursuivi, des problématiques « des interlocuteurs valables et crédibles dans ce dialogue, de son cadre, de son objectif, et de son ordre du jour ».

Pour lui, la problématique « des interlocuteurs valables et crédibles constitue « un facteur surdéterminant » par rapport aux autres, qualifiant celle-ci de « clef de l’enclenchement du dialogue ou de son maintien à l’état de vœux pieux ».

La réussite du dialogue national exige, selon Ali Benflis, la non participation des « figures et symboles du régime politique dont nos compatriotes veulent se débarrasser » et que la partie invitante au dialogue soit « une instance composée de personnalités sans affiliation partisane et jouissant d’une large acceptation populaire ».

Evoquant la problématique du cadre de ce dialogue, l’ancien chef de l’exécutif a mis l’accent sur l’importance de « son alignement sur les demandes populaires justes et légitimes ».

Si l’objectif de ce dialogue est clair, à savoir: l’organisation d’élection présidentielle dans « des délais raisonnables et acceptables », le président de »Talaie El Hourriyet » a posé la question des « conditions politiques, institutionnelles et légales à réunir pour assurer la tenue d’un scrutin présidentiel que n’affecterait aucun doute ou suspicion ».

« Ce sont ces conditions politiques, institutionnelles et légales à réunir qui devraient constituer l’ossature de l’ordre du jour du dialogue national », a-t-il plaidé, énumérant 4 points à inscrire à l’ordre jour du dialogue national (conditions politiques du scrutin présidentiel, conditions institutionnelles, conditions légales, date de sa tenue).

Ali Benflis a souligné la nécessité de trouver un compromis sur la revendication principale de la révolution démocratique, à savoir le départ du chef de l’Etat et du Premier ministre, estimant qu’il « pourrait être fait usage du cadre du dialogue national pour aboutir à ce compromis qui pourrait ouvrir la voie la plus large au règlement de la crise actuelle ».

Quant aux conditions institutionnelles à réunir pour la tenue de l’élection présidentielle, le président de « Talaie El Hourriyet » a préconisé la création de « l’Autorité nationale chargée de l’élection présidentielle » qui n’aurait qu’un caractère ad-hoc et serait spécifiquement dédiée à l’échéance présidentielle à venir.

L’ancien chef de gouvernement a suggéré, en outre, d’amender la loi organique portant régime électoral et de se donner un délai de « trois à six mois » qu’il juge « raisonnable » pour la tenue de l’élection présidentielle.

Toutefois, M. Benflis a estimé qu’à l’heure actuelle, « le projet du dialogue national est un projet bloqué », soulignant la nécessité de « lever les facteurs de blocage qui empêchent son enclenchement ».

« Il y a la volonté politique qui doit se manifester. Il y a la confiance qu’il faut rétablir. il y a les doutes et les craintes qui doivent être levés. Et il y a les conditions de l’apaisement des cœurs et des esprits qu’il faut savoir réunir », a-t-il plaidé.

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