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Réunion du parlement avec ses deux chambres Que va-t-il se passer ?

 

Le Parlement avec ses deux chambres est convoqué i mardi pour une réunion en congrès au Palais des nations, à Club des Pins (Alger), pour constater la vacance définitive de la présidence de la République, mais aussi pour autre chose.

Le fait relève politiquement d’un non-événement tant la démission du président Bouteflika qui remonte à une semaine (mardi 2 avril), est presque oubliée après que le Conseil constitutionnel l’eut dûment constaté le lendemain.

Et le boycott de la session par les députés de l’opposition souligne un peu plus le désintérêt quasi général pour cette formalité constitutionnelle.

Le fait est que la réunion demain du Parlement pour satisfaire l’exigence formelle de l’article 102 de la Constitution, s’apparente à une sorte de retour en arrière sur un èvènement digéré voire dépassé par une brûlante actualité.

Le peuple algérien qui prépare sa prochaine marche de vendredi prochain, ne prête sans doute pas attention à ces réunions des bureaux de l’APN, du Conseil de la Nation (Sénat), et l’installation d’une commission mixte chargée de préparer le règlement intérieur de la réunion du 9 avril.

Il épie plutôt ce que dira le chef de l’armée, Ahmed Gaid Salah ce lundi à partir d’Oran où il est en visite d’inspection et de travail à la 2ème Région militaire.

Etant le patron du pays en l’absence du président de la République et du ministre de la Défense, c’est le général de corps de l’armée qui donne les ordres.

Forcément, l’attention du peuple algérien est plus orientée vers cet «ordre du jour» du chef de l’armée qui va donner un aperçu sur la feuille de route politique qu’il entend mettre en place, que sur ce spectacle insipide et quasi inutile du Palais des Nations.

Intervenant la veille de de l’officialisation solennelle de la démission du président, les déclarations d’Ahmed Gaid Salah sont censées indiquer le chemin à suivre.

 

Va-t-il donner sa «baraka» au président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah pour devenir comme le prévoit la Constitution, le chef de l’Etat par intérim et ignorer les appels du peuple qui veut révoquer les trois «B» ?

Ou alors lui ordonnera –t-il de se retirer pour introniser une personnalité puisée dans les places non encore pourvues du tiers présidentiel qui serait plus consensuelle ?

Difficile de deviner ce que le chef de l’armée général va décider tant il alterne dans ses déclarations entre les yeux doux au peuple et le respect de la Constitution.

Or, la Loi fondamentale n’offre pas vraiment de solutions qui satisfassent les revendications populaires à commencer par le maintien de Bensalah ainsi que Bedoui et Belaiz, considérés à juste titre comme des vestiges de «l’ancien régime» du 5ème mandat.

Abdelkader Bensalah va-t-il oui ou non démissionner demain de son poste de président du Conseil de la nation ? C’est assurément l’unique enjeu de cette réunion du Parlement en ce qu’elle donnera plus de visibilité sur la feuille de route politique.

Il va de soi que le sort de Bensalah est entre les mains de Gaid Salah. Homme du système dont il est au service depuis 1993, Bensalah attend évidemment de recevoir le fin mot pour s’exécuter comme un bon soldat discipliné nullement tenté de jouer le rebelle.

Quant à savoir que c’est le sénateur du parti FLN, Salah Goudjil qui a présidé la commission mixte qui a préparé le règlement intérieur et le rapport sur la notification du Conseil constitutionnel relative à la vacance du poste du président de la République, cela relève du simple protocole.

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