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De graves conséquences des tactiques de guerre non conventionnelles sionistes

Les récentes explosions d’appareils de communication au Liban qui visaient le Hezbollah et l’assassinat de hauts commandants du Hezbollah, ont suscité l’inquiétude dans tout le Moyen-Orient. De nombreux experts ont prévenu que la confrontation entre l’entité sioniste et le Hezbollah s’intensifie dangereusement. Les tensions le long de la frontière israélo-libanaise se sont fortement aggravées à la suite des explosions de téléavertisseurs et de talkies-walkies au Liban au début de la semaine, qui ont fait 37 morts et 2 931 blessés. l’entité sioniste n’a pas revendiqué la responsabilité de ces explosions, tandis que le Hezbollah l’a accusé d’en être à l’origine. Vendredi après-midi, au moins 37 personnes, dont plusieurs civils ainsi qu’Ibrahim Akil, le commandant par intérim de l’unité d’élite al-Radwan du Hezbollah, ont été tuées lors d’une frappe aérienne sioniste sur le sud de Beyrouth. Cette frappe faisait suite au lancement par le Hezbollah de plus de 100 roquettes sur les territoires occupés plus tôt dans la journée. Les experts politiques syriens estiment que ces attaques signalent un changement de tactique de la part de l’entité sioniste, suggérant que la région pourrait s’orienter vers un conflit plus large et plus imprévisible. Un éditorial du journal Tishreen, contrôlé par le gouvernement syrien, affirme que l’Etat hébreu adopte des méthodes de guerre non conventionnelles, notamment des cyberattaques et des opérations secrètes. L’éditorial prévient qu’après un conflit de 11 mois mené par l’entité sioniste contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza, les tensions s’intensifient maintenant au Liban, augmentant les risques et créant des « dangers sans précédent » pour la région. Mohammad Nader al-Omari, analyste syrien basé à Damas et spécialiste des relations internationales, estime que l’escalade pourrait se poursuivre pendant des jours ou des semaines, notamment en raison des motivations politiques qui sous-tendent le conflit. »A l’approche des élections américaines, le Premier ministre sioniste Benyamin Nétanyahou a tout intérêt à maintenir l’instabilité dans la région », a expliqué M. al-Omari, faisant remarquer que le conflit pourrait renforcer le soutien à Donald Trump, le candidat préféré de Nétanyahou aux prochaines élections présidentielles américaines.

L’éditorial de Tishreen a également établi un lien entre ces développements et les récentes manœuvres politiques des Etats-Unis dans la région, y compris les visites du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken et du secrétaire à la défense Lloyd Austin, qui sont perçues comme offrant un soutien tacite aux actions de l’occupant sioniste. M. Al-Omari a prévenu que cette nouvelle phase du conflit pourrait être sans précédent pour la région, les technologies de pointe et les cyber-attaques jouant un rôle clé. Il a fait remarquer que l’Etat hébreu, enhardi par le soutien politique des Etats-Unis, risque de transformer la crise en une confrontation prolongée, voire plus large. Toutefois, M. al-Omari a laissé entendre qu’une invasion terrestre du Sud-Liban semble désormais improbable en raison des ressources militaires de l’entité sioniste soumises à rude épreuve compte tenu des opérations en cours à Gaza. Selon Tishreen, le Hezbollah a réagi avec prudence car le groupe craint d’être entraîné dans une confrontation imprudente par les tactiques non conventionnelles de l’Etat hébreu. Le journal affirme que ce dernier tente « d’inciter la résistance à réagir d’une manière non calculée », mais le Hezbollah est resté mesuré dans ses actions en dépit de graves provocations. Maher Ihsan, expert politique basé à Damas, a prévenu que la Syrie, qui abrite une importante présence du Hezbollah, pourrait être entraînée dans le conflit si l’entité sioniste intensifie ses frappes sur les bastions et les lignes de ravitaillement du Hezbollah. « La Syrie reste un élément essentiel de la stratégie régionale du Hezbollah », a dit M. Ihsan. « Si Israël intensifie ses frappes dans le sud du Liban, nous pourrions assister à une nouvelle déstabilisation de la région, entraînant la Syrie plus profondément dans le conflit. »

 

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