Palestine : Le Fatah rejette toute tutelle extérieure sur les Palestiniens
Le Mouvement de libération nationale de la Palestine (Fatah) a rejeté samedi toute forme de tutelle extérieure sur le peuple palestinien et a déclaré que l’opposition à une autorité palestinienne unifiée ne ferait qu’aggraver les divisions internes.
Dans un communiqué, le Fatah a déclaré que l’implication internationale devrait se limiter à surveiller le cessez-le-feu et à superviser la reconstruction dans un délai déterminé. Il a souligné que la sécurité dans la bande de Gaza devait rester sous le contrôle des forces de sécurité palestiniennes officielles et que toutes les troupes internationales ne devaient être stationnées que le long des frontières dans le cadre d’un mandat clair du Conseil de sécurité des Nations unies sans empiéter sur la souveraineté palestinienne. Le mouvement a déclaré que la question des armes palestiniennes devrait être résolue dans un cadre national garantissant une autorité unique, une force de sécurité unifiée et l’état de droit, des mesures qu’il a jugées essentielles à la stabilité interne et pour priver l’entité sioniste de tout motif justifiant de nouvelles actions militaires ou divisions politiques.
Vendredi, les factions palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, sont convenues de former un comité technocratique provisoire pour diriger la bande de Gaza. Cet organe non partisan, composé de personnalités de l’enclave, gérera les affaires courantes et les services essentiels, ont déclaré les factions à l’issue des pourparlers menés au Caire sous la médiation de l’Egypte. Un cessez-le-feu conclu entre le Hamas et l’entité sioniste, sous la médiation de l’Egypte, du Qatar, de la Turquie et des Etats-Unis, est entré en vigueur le 11 octobre. Sa première phase comprend un échange de prisonniers, l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza et un retrait partiel des troupes israéliennes.
L’Etat hébreu et les Etats-Unis se sont opposés à tout futur rôle du Hamas dans le gouvernement de la bande de Gaza et ont exigé le désarmement du groupe. Malgré la trêve, l’entité sioniste a violé plusieurs centaines de fois cet accord, accusant toujours le Hamas de le faire.

