71e anniversaire du déclenchement de la Révolution de libération : Rôle important des associations historiques dans la préservation de la mémoire nationale
Les associations historiques et culturelles jouent un rôle important dans la préservation de la mémoire nationale, à travers leurs efforts pour la documentation des faits et à la collecte des témoignages, contribuant ainsi à perpétuer le message des chouhada et des moudjahidine et à transmettre les valeurs et les principes de l’histoire nationale aux générations montantes. A cet effet, plusieurs associations ont marqué de leur empreinte les efforts nationaux pour la sauvegarde et la préservation de la mémoire nationale, en organisant des festivités, des conférences culturelles et historiques, des concours et des journées d’étude à travers les wilayas pour faire connaitre l’histoire nationale et les artisans de sa gloire. Dans le cadre de ces efforts, la Fondation du 8 Mai 1945 joue un rôle important dans la préservation de l’histoire et des archives nationales. Le président de cette association, le moudjahid Abdelhamid Salakdji, a affirmé que la fondation « a consenti de grands efforts pour documenter les archives nationales durant la période coloniale française en Algérie (1830-1962), ajoutant qu’elle a œuvré en coordination avec plusieurs établissements médiatiques, à l’instar de la télévision algérienne « à recueillir des témoignages de moudjahidine, de militants et d’enfants de chouhada qui ont vécu les faits et évènements historiques les plus marquants, notamment durant la glorieuse Révolution du 1er Novembre. La Fondation met aussi, a-t-il ajouté, « des enregistrements au service des étudiants et des chercheurs en histoire, en attendant le parachèvement de son projet relatif à la création d’un observatoire national de la mémoire du 8 Mai 1945, qu’elle souhaite voir regrouper toutes les photos et les archives collectées sur de longues années ». En outre, l’institution a participé à la réalisation d’un film historique dans le cadre des efforts du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit pour la préservation de la Mémoire, retraçant la chronologie des événements survenus après les massacres du 8 mai 1945 jusqu’au déclenchement de la Guerre de libération, a fait savoir son président. De son côté, la fondation Mémoire de la Wilaya IV historique, créée par le défunt moudjahid Youcef El Khatib et ses compagnons, œuvre à consolider sa présence dans ce domaine, notamment pour ce qui est des archives relatives aux événements dont a été témoin cette wilaya historique. A ce propos, Yahia Chelfi, secrétaire général de la Fondation, a fait savoir que la fondation s’attèle à « enregistrer le maximum de témoignages de moudjahidine et de familles de chouhada, en rassemblant les photographies et les documents en leur possession ». Grâce à son comité scientifique composé d’universitaires et d’experts, la fondation a pu « enregistrer 3.000 bandes audiovisuelles et à collecter plus de 2000 photographies, ce qui a permis de reconnaître des chouhada qui étaient méconnus et d’établir leurs grades militaires ». Elle « œuvre actuellement à transcrire les enregistrements pour les rendre accessibles aux étudiants et aux chercheurs ». Pour ce qui est de la célébration des fêtes nationales, la Fondation veille à organiser des activités au sein des établissements éducatifs, des universités, et des centres culturels des wilayas relevant de la Wilaya IV historique, pour ancrer ces événements dans la mémoire de la génération montante et lui faire connaitre les figures emblématiques ayant contribué à la libération de la patrie. L’Association nationale des victimes des mines s’est, quant à elle, engagée à mettre en lumière le dossier des victimes des mines antipersonnel posées par la France le long des frontières est et ouest et dans d’autres régions du pays durant la glorieuse Révolution de Novembre. Le président de l’Association, le moudjahid Mohamed Djouadi, a déclaré qu’il est nécessaire que « la France reconnaisse ses crimes et s’en excuse », indiquant, à ce propos, que son association œuvre, à travers les conférences et les rencontres qu’elle anime au niveau des écoles, des universités et des centres de formation professionnelle, à faire connaître les effets des mines antipersonnel et ses victimes durant la Guerre de libération et après l’Indépendance ». L’association Machaâl Echahid est également l’une des associations ayant marqué sa présence sur la scène nationale depuis sa création en 1999, notamment à travers le Forum de la Mémoire (forum hebdomadaire) au cours duquel elle évoque les figures emblématiques du Mouvement national et de la Guerre de libération et célèbre les évènements et les fêtes nationales, outre la semaine culturelle qu’elle organise annuellement en commémoration de la Journée nationale du Chahid, coïncidant avec le 18 février de chaque année.


