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Gazonnière du stade d’Oran : une première dans les enceintes footballistiques africaines

La future gazonnière du nouveau stade d’Oran de 40.000 places sera la première du genre au niveau des enceintes footballistiques en Afrique, a-t-on appris de l’entreprise chargée de sa réalisation.

Le plus grand intérêt de la gazonnière est qu’elle évitera toute éventuelle dégradation de la pelouse hybride du nouveau stade, dont la semence évolue « très positivement », a fait savoir à l’APS, le gérant de l’entreprise concernée, Farid Bousaâd, qui a annoncé pour juin prochain la réception de la pelouse, un des derniers lots non encore achevés au niveau de l’infrastructure sportive.

La mise en place de la gazonnière ouvrira la voie à l’utilisation de ce type de procédé au niveau des autres grands stades en cours de réalisation dans le pays, à l’image de ceux de Tizi Ouzou et Baraki (Alger), a ajouté le responsable, mettant en exergue l’importance d’un tel outil pour l’entretien des pelouses.

« C’est une pratique courante en Europe, où les gazonnières sont indispensables dans les stades parce qu’elles permettent de reprendre une pelouse en une semaine. C’est une opération banale, on prend des plaques de la gazonnière, on déplaque et on replaque, pour obtenir une pelouse impeccable en une semaine », a-t-il expliqué.

La Fédération algérienne de football n’a pas tari d’éloges dernièrement sur la qualité de la pelouse hybride du nouveau stade d’Oran. Elle compte même y faire domicilier des rencontres de la sélection nationale, dès les prochaines éliminatoires de la Coupe du monde de 2022 au Qatar.

 

Domicilier les rencontres des Verts

 

C’est dans cette optique d’ailleurs, que des émissaires de la Confédération africaine de la discipline se sont rendus à Oran, il y a quelques semaines, en vue d’homologuer le nouveau stade qui devrait être réceptionné en 2021.

Et pour préserver la pelouse du stade en question, M. Bousaâd, dont l’entreprise se chargera de son entretien pendant la première année de sa mise en service, a conseillé de suivre la méthode européenne.

« Une pelouse de haut niveau comme celle du nouveau stade d’Oran est scalpée chaque fin de saison en Europe. Mais pour ce faire, il faut avoir des gazonnières. On ne parle plus de changer de pelouse, mais d’effectuer de gros entretiens, qui sont nécessaires au cours de l’année et à l’intersaison », a-t-il estimé.

Dans ce contexte, il a préconisé la mise en place d’une équipe spécialisée, composée d’ingénieurs agronomes spécialisés et d’ouvriers qualifiés, dont la mission sera l’entretien permanent de la pelouse.

Outre le stade de football de 40.000 places relevant d’un complexe sportif en cours de réalisation, le terrain de réplique sera, lui aussi, doté d’une pelouse hybride. Le coût de chacune des deux opérations est estimé à 170 millions DA, a-t-on souligné.

Le complexe sportif, implanté dans la commune de Bir El Djir (Est d’Oran) et qui devrait être réceptionné dans sa totalité en 2021, comporte également un stade d’athlétisme (4.000 places), une salle omnisports (6.000 places) et un centre nautique (2.000 places) composé de deux piscines olympiques et une troisième semi-olympique, rappelle-t-on.

Ce gros ouvrage accueillera les principales compétitions de la 19e édition des jeux méditerranéens, programmée à Oran du 25 juin au 5 juillet 2022.

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