À la uneInternational

Génocide en Palestine : Nouvelles frappes sur la bande de Gaza où la faim s’aggrave

L’armée israélienne a de nouveau bombardé jeudi la bande de Gaza, poursuivant sans relâche son offensive contre le Hamas dans le territoire palestinien assiégé où « la faim et le désespoir » s’aggravent, selon l’ONU, après plus de deux mois et demi de guerre.
La guerre, déclenchée le 7 octobre par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien contre Israël, ne montre aucun signe de répit malgré les lourdes pertes civiles et les appels à un cessez-le-feu. Le conflit a ravivé les tensions à travers le Moyen-Orient, notamment à la frontière sud du Liban et la partie des territoires occupés par l’entité sioniste qui se nomme Israël, où l’état-major sioniste a évoqué jeudi une possible « expansion des combats ».
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi que 210 personnes, « dont des familles entières », avaient été tuées en 24 heures par des frappes israéliennes. Au total, 21.320 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées à Gaza depuis le début des opérations militaires sionistes, selon le ministère. En représailles à l’attaque du 7 octobre, l’Etat hébreu a juré de détruire le Hamas mais il s’attaque aux citoyens sans armes, ciblant majoritairement des enfants.
L’entité sioniste a indiqué jeudi dernier que plus de 500 soldats israéliens ont été tués depuis le 7 octobre, dont 167 dans l’offensive terrestre lancée le 27 octobre. Or des experts indépendants affirment que ces chiffres sont très loin  des pertes réelles qui ont dépassé de loin le millier, vu le nombre de véhicules détruits et qui comptent au moins cinq personnes par unité, les chars étant dotés d’un équipage plus important, allant jusqu’à huit.
Jeudi, l’armée sioniste a poursuivi ses opérations à Khan Younès, qu’elle considère comme un important bastion du Hamas, et dans les camps de réfugiés du centre du territoire, tuant beaucoup de civils. Elle a diffusé des images de ses soldats progressant dans des tunnels creusés, selon elle, par le Hamas à proximité de l’hôpital pédiatrique al-Rantissi, dans l’ouest de la ville de Gaza, l’un des hôpitaux où l’entité sioniste accuse le Hamas d’avoir installé un centre de commandement. Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé que dix personnes avaient été tuées dans de nouveaux bombardements sionistes près de l’hôpital Al-Amal à Khan Younès, qui abrite environ 14.000 déplacés.

 

Les civils nont nulle part où aller

La population de la bande de Gaza est en « grand danger », a averti mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirmant que « la faim et le désespoir » s’aggravent dans le territoire, soumis à un siège total depuis le 9 octobre. Selon l’ONU, près de deux millions de personnes ont été déplacées, soit 85% de la population. Beaucoup ont fui plusieurs fois, poussés sur les routes par l’avancée des combats et les ordres d’évacuation de l’armée sioniste, sans pour autant échapper aux bombardements incessants. La ville de Rafah (sud), abrite d’immenses camps où les réfugiés tentent de se protéger du froid hivernal sous des tentes ou des bâches en plastique. « Assez de la guerre, assez de souffrir, assez d’avoir faim. Nous sommes fatigués de tout », lance Ekhlas Shnenou, arrivée à Rafah après avoir fui la ville de Gaza. Dans le camp de réfugiés d’al-Maghazi, visé dimanche par une frappe meurtrière qui a fait au moins 70 morts, Waleed Mohamed Aeid, un habitant laisse exploser sa colère. « Ils nous ont dit d’aller à Rafah, mais nous ne voulons pas. Pourquoi ? Pour aller vivre dans la rue là-bas ? Tout le quartier a été évacué. Ils ont bombardé l’école, mais nous ne sommes pas partis car nous n’avons nulle part où aller », dit-il la voix brisée par l’émotion.
L’aide humanitaire, dont l’entrée à Gaza est contrôlée par l’entité sioniste, n’arrive qu’en quantité très limitée malgré le vote d’une résolution du Conseil de sécurité le 22 décembre. Jeudi, l’entité sioniste a annoncé avoir donné son accord « de principe » à Chypre pour l’ouverture d’un corridor humanitaire maritime entre l’île et le territoire palestinien assiégé. Outre la bande de Gaza, les forces sionistes ont multiplié dans la nuit les raids en Cisjordanie occupée, notamment à Jénine et à Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne, selon l’agence palestinienne Wafa. Un Palestinien a été tué jeudi à l’aube lors d’une incursion de l’armée à Ramallah, au cours de laquelle des bureaux de change accusés par l’entité sioniste de transférer de l’argent au Hamas ont été perquisitionnés, selon l’agence. Un autre de 38 ans a été tué en début de soirée par des tirs sionistes près de Bethléem, selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.
Le chef d’état-major sioniste, Herzi Halevi, a indiqué que son armée était à « un niveau de préparation très élevé pour une expansion des combats dans le nord », à la frontière libanaise, où les échanges de tirs entre l’entité sioniste et le Hezbollah sont quotidiens. Des sirènes d’alerte ont retenti à plusieurs reprises jeudi après-midi dans le nord des territoires occupés par l’entité sioniste. Mercredi, L’Iran a menacé l’entité sioniste « d’actions directes et d’autres menées par le front de la résistance » après la mort lundi, dans un tir de missile en Syrie qu’il impute à l’entité sioniste, de Razi Moussavi, un général des Gardiens de la Révolution dont les funérailles ont eu lieu jeudi à Téhéran. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de la capitale iranienne, scandant « Mort à Israël », « Mort aux Etats-Unis ».
A El Qods, dans la partie occupée par l’entité sioniste, près d’un millier de personnes se sont rassemblées jeudi soir devant le Parlement pour demander la libération des otages toujours aux mains du Hamas. Après une trêve d’une semaine fin novembre, négociée par le Qatar avec l’appui des Etats-Unis et de l’Egypte, les efforts pour parvenir à une nouvelle pause dans les combats restent vains. Une délégation du Hamas doit se rendre vendredi au Caire pour lui faire part de ses « observations » au sujet d’un plan égyptien prévoyant à terme un cessez-le-feu, a indiqué jeudi un responsable du mouvement. La trêve de fin novembre avait permis la libération de 105 otages et de 240 prisonniers palestiniens détenus par l’entité sioniste, ainsi que l’entrée à Gaza d’un important volume d’aide humanitaire.

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page