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Théâtre régional Mahmoud-Triki de Guelma : Une œuvre dépeignant la souffrance des prisonnières palestiniennes en préparation

Une nouvelle pièce intitulée « La prisonnière et la geôlière », produite par le théâtre régional Mahmoud-Triki de Guelma pour la saison 2023/24, dépeignant la souffrance des détenues palestiniennes dans les prisons de l’entité sioniste est en préparation, a indiqué, dimanche dernier, l’auteur de l’œuvre.
L’auteur et metteur en scène de la pièce, Fouad Rouaïssia, a précisé à l’APS, en marge d’un atelier de formation destiné aux acteurs distribués dans cette œuvre, à la maison de la culture Abdelmadjid-Chafaï, que le texte, les personnages et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur et que les faits se déroulent dans une des prisons de l’entité sioniste où est détenue, depuis des années, une Palestinienne symboliquement dénommée Chourouk Maqdissi Kanaân. Une prisonnière qui résiste à la torture, à la douleur et aux ténèbres de la captivité avec aplomb, détermination, fierté et le sourire aux lèvres. L’attitude de cette prisonnière peu commune, doyenne des détenues palestiniennes, perturbe d’ailleurs au plus haut point la geôlière, que l’écrivain a appelée Rafaya. Celle-ci entre dans une spirale d’anxiété et de trouble, car ne comprenant pas comment cette prisonnière peut demeurer imperturbable, voire satisfaite de son sort, mais nourrie d’une foi inébranlable en sa cause, n’aspirant qu’à libérer sa terre et insensible à la fatigue, à la douleur et la torture. Sa geôlière comprend, d’autant moins, qu’elle-même vit dans l’anxiété et la tourmente quoiqu’elle ait à sa disposition tout ce dont elle a besoin. Selon l’auteur et metteur en scène, il a choisi pour son héroïne le nom de Chourouk Maqdissi Kanaân pour tout ce que ce patronyme charrie comme symbolique : Chourouk représentant l’aube, l’espoir et la liberté, Maqdissi figurant El Qods, la capitale éternelle de la Palestine, et Kanaân est une allusion à la présence depuis des temps immémoriaux des Palestiniens sur cette terre dont ils ont été spoliés. La pièce contient également d’autres symboles forts, a souligné Fouad Rouaissia, à l’exemple de la naissance en captivité d’un bébé mâle qui finira par porter le flambeau de la résistance et poursuivre la lutte pour l’indépendance et la liberté comme le suggère la phrase « Cette terre est à moi et cette rue est au nom de mon père », scandée en fond sonore. Selon son auteur, la pièce, interprétée par 12 comédiens des deux sexes, mêle scènes dramatiques, esthétique, musique et chorégraphie, le tout exprimant une prise de position claire s’agissant de la solidarité des Algériens, population et dirigeants, avec le peuple palestinien symbolisé ici par la fière Chourouk Maqdissi Kanaân. Il est attendu que les répétitions débutent aussitôt après la clôture de l’atelier de formation des comédiens qui devrait durer une semaine, selon Fouad Rouaïssia qui a précisé que le thème de l’atelier en question est lié à la relation entre l’auteur, le metteur en scène et le comédien qui devra maîtriser certaines techniques relatives à l’expression corporelle et à la performance vocale.

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