À la uneInternational

Génocide en Palestine : Le chef de la diplomatie américaine promet un « soutien inébranlable » à l’entité sioniste

Le nouveau chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a promis un « soutien inébranlable » à l’entité sioniste sur fond de fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza et d’intervention de l’armée israélienne à Jénine en Cisjordanie occupée.

Alors que cette ville se trouvait visée par des tirs nourris, le secrétaire d’Etat s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour « souligner que le maintien du soutien inébranlable des Etats-Unis à l’entité sioniste est une priorité absolue pour le président Donald Trump », a affirmé la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, dans un communiqué. M. Rubio a également « félicité le Premier ministre pour les succès remportés par l’entité sioniste contre le Hamas et le Hezbollah et s’est engagé à travailler sans relâche pour aider à libérer tous les otages encore détenus dans la bande de Gaza », a-t-elle souligné. L’entité sioniste et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont commencé à mettre en œuvre dimanche dernier un cessez-le-feu dans la guerre qui les oppose depuis 15 mois dans la bande de Gaza et qui prévoit un échange d’otages et de prisonniers. Cet accord en plusieurs temps avait été esquissé en mai par Joe Biden, le prédécesseur démocrate de Donald Trump, puis finalement conclu grâce aux efforts conjoints des équipes diplomatiques de l’un et de l’autre. Le nouveau président américain a cependant révélé lundi, quelques heures après son investiture, qu’il n’était « pas sûr » que la trêve dans la bande de Gaza tienne. Dans l’une de ses premières décisions, le président Trump a par ailleurs mis fin aux sanctions imposées par Joe Biden à des colons de l’entité sioniste extrémistes de Cisjordanie, occupée depuis 1967, en raison de leurs attaques contre les Palestiniens. En 2020, lors de son premier mandat, le républicain avait proposé un « deal du siècle » pour le conflit israélo-palestinien qui prévoyait l’annexion par l’entité sioniste de pans de la Cisjordanie, mais n’avait jamais abouti. Son retour a donc ravivé chez les responsables de l’entité sioniste le débat sur cette question ultrasensible. Dans ce contexte, dès le lendemain de son investiture et deux jours après l’entrée en vigueur de la trêve dans la bande de Gaza, l’armée sioniste a « lancé une opération antiterroriste » à Jénine, ville du nord de la Cisjordanie. « La situation est très difficile. L’armée d’occupation a rasé au bulldozer toutes les routes menant au camp de Jénine et à l’hôpital », a déclaré le gouverneur de la ville, Kamal Abu Rub. « Il y a des tirs et des explosions. Un avion survole la zone », a-t-il ajouté, évoquant de nombreuses arrestations. L’armée sioniste a indiqué de son côté avoir « frappé plus de dix terroristes » au cours de l’opération.

Arrestations

Le dernier bilan des combats de l’opération « Mur de Fer », qui remonte à mardi soir, faisait état de dix morts et 35 blessés, selon le ministère palestinien de la Santé. Jénine, notamment son camp de réfugiés, est régulièrement la cible d’opérations militaires sionistes contre les groupes armés, dont le Hamas, le Jihad islamique et d’autres mouvements plus ou moins en lien avec eux. Ces derniers mois, les opérations se sont succédé, laissant des quartiers coupés les uns des autres, notamment parce que l’asphalte de certaines routes a été éventré par des bulldozers sionistes. L’armée dit avoir recours à ces engins pour se prémunir de dispositifs explosifs. Un journaliste a constaté qu’un dispositif vidéo avait été installé sur une artère de Jénine, devant lequel passaient des dizaines d’habitants. Certains d’entre eux étaient interpellés par les forces sionistes. La chaîne qatarie Al Jazeera a indiqué que son journaliste Mohammed Al-Atrash avait été arrêté à son domicile par les forces palestiniennes « pour l’empêcher de couvrir l’opération israélienne ». Le ministre de la Défense, Israël Katz, a justifié l’opération dans le camp de réfugiés de Jénine par « un changement dans l’approche de sécurité » de l’armée en Cisjordanie : « Nous frapperons de manière décisive les tentacules de la pieuvre jusqu’à ce qu’ils soient sectionnés ». Benjamin Netanyahu a placé l’opération dans le cadre d’une stratégie plus large visant l’Iran, « quel que soit l’endroit où elle envoie ses armes, dans la bande de Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen » et en Cisjordanie. La France a exprimé mercredi « ses vives préoccupations concernant l’accroissement des tensions sécuritaires » en Cisjordanie et appelé « les autorités israéliennes à faire preuve de retenue », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les violences en Cisjordanie ont explosé depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas, et qui fait l’objet d’une trêve fragile depuis dimanche. Dans le même temps, au moins 29 sionistes, dont des soldats, y ont péri dans des attaques palestiniennes ou dans des opérations militaires, selon Israël.

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page