Économie

Face à l’augmentation de la production en Inde.. Les prix du sucre s’effondrent

Les prix du sucre ont chuté vendredi à leur plus bas niveau en deux semaines et ont clôturé en forte baisse. Ce repli fait suite à la publication, jeudi, d’un rapport de l’Association indienne des sucreries (ISMA) indiquant que la production sucrière indienne pour la campagne 2025-2026 (du 1er octobre au 31 décembre) avait bondi de 25 % sur un an pour atteindre 11,90 millions de tonnes, contre 9,54 millions de tonnes à la même période l’an dernier. Les signes d’une récolte de sucre plus abondante en Inde, deuxième producteur mondial, font baisser les prix après que l’Association indienne des sucreries (ISMA) a relevé, le 11 novembre, ses prévisions de production sucrière pour 2025/26 à 31 millions de tonnes (MMT), contre 30 MMT précédemment, soit une hausse de 18,8 % sur un an. L’ISMA a également abaissé ses estimations concernant la quantité de sucre utilisée pour la production d’éthanol en Inde à 3,4 MMT, contre 5 MMT en juillet, ce qui pourrait permettre à l’Inde d’accroître ses exportations de sucre. Les prix du sucre sont sous pression en raison des perspectives d’augmentation des exportations sucrières indiennes, suite aux déclarations du secrétaire d’État indien à l’Alimentation indiquant que le gouvernement pourrait autoriser des exportations supplémentaires afin de réduire la surabondance de l’offre intérieure. En novembre, le ministère indien de l’Alimentation avait annoncé qu’il autoriserait les sucreries à exporter 1,5 million de tonnes de sucre lors de la campagne 2025/26. L’Inde avait instauré un système de quotas pour les exportations de sucre en 2022/23 après que des pluies tardives eurent réduit la production et limité les approvisionnements nationaux. Les perspectives de production sucrière record au Brésil pèsent sur les prix. La Conab, l’agence brésilienne de prévisions agricoles, a relevé le 4 novembre ses estimations de production sucrière pour la campagne 2025/26 à 45 millions de tonnes (Mt), contre 44,5 Mt précédemment. Unica a indiqué le 16 décembre que la production sucrière cumulée du Brésil pour la campagne Centre-Sud 2025-26, arrêtée à novembre, avait progressé de 1,1 % sur un an pour atteindre 39,904 Mt. Par ailleurs, le taux de transformation de la canne à sucre est passé de 48,34 % en 2024/25 à 51,12 % en 2025/26. L’Organisation internationale du sucre (ISO) a prévu le 17 novembre un excédent de 1,625 million de tonnes en 2025-2026, après un déficit de 2,916 millions de tonnes en 2024-2025. L’ISO explique cet excédent par l’augmentation de la production sucrière en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. L’ISO anticipe une hausse de 3,2 % de la production mondiale de sucre sur un an, pour atteindre 181,8 millions de tonnes en 2025-2026. Parallèlement, le négociant en sucre Czarnikow a revu à la hausse, le 5 novembre, son estimation de l’excédent mondial de sucre pour 2025-2026 à 8,7 millions de tonnes, soit une augmentation de 1,2 million de tonnes par rapport à son estimation de septembre (7,5 millions de tonnes). Le département américain de l’Agriculture (USDA), dans son rapport bisannuel publié le 16 décembre, prévoit une hausse de la production mondiale de sucre de 4,6 % sur un an pour la campagne 2025/26, atteignant un niveau record de 189,318 millions de tonnes (Mt), et une augmentation de la consommation mondiale de sucre de 1,4 % sur un an pour s’établir à 177,921 Mt, également un record. L’USDA anticipe par ailleurs une baisse des stocks mondiaux de sucre de fin de campagne de 2,9 % sur un an, à 41,188 Mt. Le Service agricole étranger (FAS) de l’USDA prévoit quant à lui une augmentation de la production sucrière brésilienne de 2,3 % sur un an, à 44,7 Mt, un record également. Enfin, le FAS prévoit une hausse de la production sucrière indienne de 25 % sur un an, à 35,25 Mt, grâce à des pluies de mousson favorables et à l’augmentation des surfaces cultivées en canne à sucre. En outre, le FAS prévoit que la production de sucre de la Thaïlande pour la campagne 2025/26 augmentera de 2 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre 10,25 millions de tonnes.

 

 

 

 

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