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Génocide en Palestine : Les frappes sionistes ont fait plus de 35.000 morts

Les frappes et les opérations sionistes au sol ne connaissent pas de répit dans la bande de Gaza assiégée et menacée de famine plus de sept mois après le début de la guerre qui a coûté la vie à plus de 35.000 Palestiniens selon un communiqué du Hamas publié dimanche dernier.

L’offensive majeure de l’armée sioniste, déclenchée en octobre 2023 a dévasté le petit territoire palestinien surpeuplé, où selon l’ONU il n’y a plus « d’endroit sûr » pour les quelque 2,4 millions d’habitants. Les plus grandes craintes internationales concernent aujourd’hui la ville de Rafah, dans l’extrême sud de la bande de Gaza, et les quelque 1,4 million de Palestiniens qui s’y entassent, en majorité déplacés par les bombardements destructeurs et les combats. L’entité a commencé ses bombardements sur Rafah, dans l’attente d’une offensive terrestre qu’elle prétend être le dernier bastion du mouvement dans le territoire palestinien assiégé par son armée depuis le 9 octobre, or il n’y a aucune preuve que les combattants du Hamas s’y trouvent particulièrement puisqu’on sait qu’ils n’ont pas de bases fixes au sol ou au sous-sol et se déplacent en fonction des opérations qu’ils mènent et des positions de l’ennemi.

D’ailleurs, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, dont le pays est hostile à un assaut majeur à Rafah, a déclaré : « il restera toujours des milliers de membres armés du Hamas », même avec une telle intervention. Une offensive risquerait de créer « le chaos » et à terme, un retour du Hamas, a-t-il affirmé sur la chaîne NBC. Dimanche et hier, lundi, les raids aériens sionistes ont visé plusieurs secteurs du territoire palestinien dont Rafah et fait de nombreux morts parmi les civils puisque ce sont eux qui sont visés en réalité, pour se vener de ne pouvoir atteindre le Hamas qui se trouve dans des tunnels souterrains. « Des véhicules militaires israéliens ont avancé sur environ 2,5 kilomètres en profondeur » de Rafah, a dit le porte-parole de l’autorité des points de passages de Gaza, Hicham Adwan. L’armée sioniste a affirmé que ses troupes poursuivaient des opérations « ciblées » dans l’est de Rafah, et « dix terroristes du Hamas y ont été éliminés ».  Ces dernières 24 heures, au moins 63 civils ont été tués par les bombardements sionistes, a indiqué le ministère de la Santé du Hamas. Un hôpital de Rafah a annoncé avoir reçu les corps de 18 personnes.

 

« Il n’y a pas d’endroit sûr dans la bande de Gaza »

 

« Les tirs d’artillerie n’ont jamais cessé (…) Pendant un instant, nous avons eu l’impression qu’ils (les soldats sionistes) étaient à notre porte », a raconté à l’AFP Mohammed Hamad, un habitant de l’est de Rafah qui a dû fuir vers l’ouest de la ville ». Après des ordres d’évacuation émis par l’armée de l’Etat hébreu, quelque 300.000 habitants de l’est de Rafah ont quitté le secteur, a dit un communiqué militaire sioniste en précisant que les zones à évacuer étaient « le théâtre d’activités terroristes du Hamas ».

Mettant en garde contre « la possibilité de nouveaux crimes atroces » en cas d’offensive à grande échelle à Rafah, Volker Türk, Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a souligné que « les villes supposées recevoir des déplacés sont déjà « réduites en ruines ». « Les derniers ordres d’évacuation affectent près d’un million de personnes à Rafah. Où doivent-elles aller maintenant ? Il n’y a pas d’endroit sûr dans la bande  de Gaza », a-t-il dit. En attaquant Rafah, le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a voulu « faire capoter » les pourparlers en vue d’une trêve et d’une libération d’otages retenus à Gaza depuis le 7 octobre, a accusé le Hamas dans un communiqué.

Le Hamas avait dit avoir accepté une proposition des médiateurs (Egypte, Qatar, Etats-Unis) sur une trêve, mais l’entité sioniste avait répondu que la proposition acceptée était « loin de (ses) exigences ».

 

Le Hamas tente de se reconstruire
Dans le nord de la bande de Gaza, l’armée a aussi émis des ordres d’évacuation de Jabaliya, après avoir fait état de « tentatives du Hamas de reconstruire ses capacités militaires à Jabaliya ». Les troupes mènent des opérations dans ce secteur ainsi que dans le quartier Zeitoun à Gaza-Ville, a-t-elle ajouté. Ainsi l’entité sioniste admet que les combattants ennemis ne sont pas pas exclusivement à Rafah, ce qui sinifie qu’elle veut détruire le bati et les infrastructures de Rafah comme elle a détruit tout au nord de Gaza, à Gaza, à Khen Younes et ailleurs. Avant la guerre, cette bande de terre de 40 km de long et 10 de large, était soumise depuis 2007 à un blocus aérien, terrestre et maritime sioniste.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réitéré « l’appel du monde entier à un cessez-le-feu humanitaire immédiat, à la libération inconditionnelle de tous les otages » et à « une augmentation immédiate de l’aide humanitaire ». Il s’exprimait lors d’une conférence internationale à Koweït où des donateurs se sont engagés à verser plus de 2 milliards de dollars sur deux ans pour les opérations humanitaires à Gaza. L’entrée des aides dans la bande de Gaza est quasiment bloquée selon l’ONU depuis que les troupes israéliennes ont pénétré lundi dans l’est de Rafah et pris le point de passage frontalier avec l’Egypte, verrouillant une porte d’entrée névralgique pour les convois d’aide.

 

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