Génocide en Palestine.. Appels à un cessez-le-feu après l’intensification de l’offensive sioniste
Plus de 130 morts ont été comptabilisés hier, dimanche, dans la matinée dans la bande de Gaza bien que la pression internationale s’accentue sur l’entité sioniste pour arriver à une trêve dans la bande de Gaza après l’intensification de l’offensive génocidaire sioniste.
Visant à tuer le maximum de civils à coups de bombes ou en les affamant et privant de médicaments et de soins, et à détruire tout ce qui reste encore debout dans la bande de Gaza faute de pouvoir « vaincre » le Hamas dans le territoire palestinien dévasté et assiégé, l’entité sioniste se venge contre les civils. Alors que la vieille, samedi, les secours locaux avaient fait état d’au moins 32 morts, en majorité des femmes et des enfants, hier, dimanche, fut plus sanglant. La semaine passée, l’armée sioniste avait annoncé qu’elle avait commencé à lancer « des frappes d’envergure et acheminé des forces pour prendre le contrôle de zones » de la bande de Gaz, sous le prétexte fallacieux de libérer prisonniers sionistes et vaincre le Hamas, alors que ce dernier a annoncé avant-hier la reprise de négociations indirectes à Doha « sans aucune condition préalable ». Dans un contexte de grave crise humanitaire qui risque de précipiter par centaines puis par milliers le nombre de morts de famine, les appels se sont multipliés pour faire taire les armes et autoriser l’entrée de vivres et d’aides.
Rappelons que l’armée sioniste a annoncé le lancement de l’intensification de son offensive sur le territoire palestinien dévasté par la guerre, où plusieurs jours d’intenses bombardements ont fait des centaines de morts. Malgré une montée en puissance des critiques internationales sur sa conduite de la guerre, le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu avait averti lundi dernier d’une prochaine entrée « en force » de l’armée sioniste dans la bande de Gaza pour « achever l’opération et vaincre le Hamas ». L’armée sioniste a, quant à elle, indiqué vouloir, « prendre le contrôle de zones de la bande de Gaza » et que « cela s’inscrit dans le cadre des étapes initiales de l’opération «Chariots de Gideon» et de l’expansion de l’offensive dans la bande de Gaza dans le but d’atteindre tous les objectifs de la guerre, y compris la libération des otages et la défaite du Hamas ».
Après une trêve de deux mois, l’armée sioniste a repris son offensive le 18 mars dans la bande de Gaza et s’est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la « conquête » de la bande de Gaza, que l’entité sioniste avait occupée de 1967 à 2005, nécessitant le déplacement interne de « la plupart » de ses 2,4 millions d’habitants.
Depuis le 2 mars, les forces sionistes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, maintenant menacés d’une « famine de masse » selon l’ONU et plusieurs ONG. Au terme de sa tournée dans le Golfe, le président américain Donald Trump, un allié de l’entité sioniste, a déclaré : « Nous nous intéressons à la bande de Gaza et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés ». Le Hamas a ensuite appelé les Etats-Unis à faire pression sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour laisser entrer l’aide humanitaire. Pour le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk, « cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer sous la menace d’attaques encore plus intenses, la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l’aide humanitaire soulignent qu’il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent dans la bande de Gaza qui (…) équivaut à un nettoyage ethnique ».
La Fondation humanitaire de Gaza, une ONG soutenue par les Etats-Unis, a déclaré qu’elle commencerait à distribuer de l’aide humanitaire à Gaza ce mois-ci après s’être entretenue avec des responsables sionistes. Toutefois, les Nations unies ont exclu jeudi toute participation à cette initiative, invoquant des problèmes d' »impartialité, de neutralité (et) d’indépendance ».


